
Le dimanche 10 mai 2026, l’église Saint-Pierre-ès-Liens de Marcellus a accueilli une belle célébration en l’honneur des apparitions de Notre-Dame de Fatima. Cette messe, présidée par Monseigneur Alexandre de Bucy, évêque d’Agen, était accompagnée par le Père Ioan COCHIOR.
De nombreux fidèles avaient répondu présent à cette invitation, portée notamment par la communauté portugaise, profondément implantée dans la ville de Marcellus et attachée au message de Fatima. Par leur présence, leur prière et leur ferveur, les paroissiens ont manifesté cette communion vivante qui unit les peuples autour de la Vierge Marie, Mère de l’Église et Mère de l’espérance.

Arracher la graine du mal
Dans son homélie, Monseigneur Alexandre de Bucy a rappelé avec force une réalité spirituelle que le chrétien ne peut ignorer : le mal ne commence pas toujours par de grands actes visibles. Il commence souvent comme une graine discrète, semée dans le cœur de l’homme.

Cette graine, si elle n’est pas arrachée, finit par porter les fruits du péché. Elle nourrit les rancunes, les divisions, les jalousies, les paroles blessantes, les refus de pardon. Elle devient une mauvaise herbe intérieure, capable d’étouffer peu à peu la lumière de Dieu dans l’âme.
L’appel de l’Évangile est donc clair : il ne suffit pas de constater le mal autour de nous. Il faut d’abord refuser de l’entretenir en nous. Rompre avec le mal, c’est refuser de transmettre ce que nous avons reçu de blessant. C’est ne pas répondre à l’offense par l’offense, à la haine par la haine, au mensonge par le mensonge. C’est laisser le Christ purifier notre cœur afin que la grâce y porte un autre fruit : celui de la paix.
Fatima, un appel toujours actuel
Cette célébration prenait un relief particulier en cette mémoire des apparitions de Fatima. En 1917, au Portugal, la Vierge Marie est apparue à trois jeunes bergers : Lucie, François et Jacinthe. À travers eux, elle a adressé au monde un message de prière, de conversion et de confiance.

Ce message n’appartient pas seulement au passé. Il traverse les générations, parce que le cœur de l’homme reste le même. Le monde connaît encore la guerre, la peur, l’orgueil des nations, la violence des idéologies et les blessures des familles. C’est pourquoi l’appel de Marie demeure urgent : revenir à Dieu, prier avec persévérance, se convertir, offrir nos souffrances, demander la paix.
Monseigneur Alexandre de Bucy nous a invités à confier au cœur maternel de Marie les temps troublés que nous traversons, particulièrement les pays touchés par la guerre. Là où les hommes peinent à construire la paix, la prière demeure une force humble mais réelle. Elle ne fuit pas le monde : elle le présente à Dieu.
Marie, signe de victoire et d’espérance
L’Écriture nous donne une image forte de ce combat spirituel. Dans l’Apocalypse, saint Jean contemple ce signe mystérieux : « Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. » (Ap 12, 1)

La Tradition chrétienne voit dans cette Femme une image de l’Église, mais aussi une figure de Marie, Mère du Sauveur. Face au dragon, symbole du mal et de l’adversaire, la Femme demeure debout dans la lumière de Dieu. Elle n’est pas la source de la paix par elle-même : elle la reçoit de Dieu et la porte au monde en donnant naissance au Christ.
Car le Christ est notre paix. Saint Paul le dit clairement : « C’est lui, le Christ, qui est notre paix » (Ep 2, 14). Marie a porté en elle Celui qui réconcilie l’homme avec Dieu, Celui qui détruit le mur de la haine, Celui qui vient briser la logique du péché et ouvrir à l’humanité un chemin de salut.
Ainsi, contempler Notre-Dame de Fatima, ce n’est pas s’arrêter à une dévotion extérieure. C’est entendre un appel profond : laisser Marie nous conduire au Christ, afin que la paix promise par Dieu commence d’abord dans nos cœurs.
Une procession comme un au revoir filial
À l’issue de la messe, la statue de Notre-Dame de Fatima a été portée en procession autour de l’église. Ce moment fut particulièrement touchant. Dans le recueillement, les fidèles ont accompagné Marie, lui confiant leurs prières, leurs familles, leurs inquiétudes et leurs espérances.

Le geste des pétales de roses jetés sur son passage a donné à cette procession une grande délicatesse. Il disait, avec simplicité, l’affection filiale du peuple chrétien envers la Mère de Dieu. Ce fut comme un au revoir adressé à Marie, non pas un éloignement, mais une manière de lui dire : reste avec nous, garde-nous dans la foi, conduis-nous à ton Fils.
Un signe d’unité pour Marcellus
Cette messe fut aussi un beau signe de l’amitié franco-portugaise autour de Notre-Dame de Fatima. À Marcellus, la foi reçue et transmise par la communauté portugaise vient enrichir la vie paroissiale. Elle rappelle que l’Église catholique est universelle : elle rassemble les peuples, les langues et les histoires dans une même foi apostolique.

En honorant Notre-Dame de Fatima, notre paroisse a rendu grâce pour cette présence maternelle de Marie dans la vie de l’Église. Elle nous rappelle que la victoire de Dieu ne se manifeste pas toujours dans le bruit ou la puissance, mais dans la fidélité des petits, dans la prière des humbles, dans la conversion des cœurs.
N’ayons pas peur. Ayons confiance dans le plan de Dieu. Là où la graine du mal est arrachée, la paix peut germer. Et là où Marie est accueillie comme Mère, elle ne cesse de conduire ses enfants vers le Christ, Prince de la paix.

Em Marcellus, uma missa fervorosa em honra de Nossa Senhora de Fátima
No domingo, 10 de maio de 2026, a igreja Saint-Pierre-ès-Liens de Marcellus acolheu uma bela celebração em honra das aparições de Nossa Senhora de Fátima. Esta missa, presidida por Dom Alexandre de Bucy, bispo de Agen, foi celebrada com a presença do Padre Ioan COCHIOR.
Muitos fiéis responderam a este convite, levado a cabo especialmente pela comunidade portuguesa, profundamente enraizada na cidade de Marcellus e muito ligada à mensagem de Fátima. Pela sua presença, pela sua oração e pela sua fervorosa devoção, os paroquianos manifestaram esta comunhão viva que une os povos em torno da Virgem Maria, Mãe da Igreja e Mãe da esperança.
Arrancar a semente do mal
Na sua homilia, Dom Alexandre de Bucy recordou com força uma realidade espiritual que o cristão não pode ignorar: o mal nem sempre começa por grandes atos visíveis. Muitas vezes, começa como uma semente discreta, lançada no coração do homem.
Esta semente, se não for arrancada, acaba por dar os frutos do pecado. Alimenta rancores, divisões, invejas, palavras que ferem, recusas de perdão. Torna-se uma erva daninha interior, capaz de sufocar pouco a pouco a luz de Deus na alma.
O apelo do Evangelho é, portanto, claro: não basta constatar o mal à nossa volta. É preciso, antes de tudo, recusar alimentá-lo dentro de nós. Romper com o mal é recusar transmitir aquilo que recebemos de doloroso. É não responder à ofensa com ofensa, ao ódio com ódio, à mentira com mentira. É deixar Cristo purificar o nosso coração, para que nele a graça produza outro fruto: o fruto da paz.
Fátima, um apelo sempre atual
Esta celebração assumiu um significado particular na memória das aparições de Fátima. Em 1917, em Portugal, a Virgem Maria apareceu a três pequenos pastorinhos: Lúcia, Francisco e Jacinta. Por meio deles, dirigiu ao mundo uma mensagem de oração, conversão e confiança.
Esta mensagem não pertence apenas ao passado. Atravessa as gerações, porque o coração do homem permanece o mesmo. O mundo continua a conhecer a guerra, o medo, o orgulho das nações, a violência das ideologias e as feridas das famílias. Por isso, o apelo de Maria continua urgente: voltar para Deus, rezar com perseverança, converter-se, oferecer os nossos sofrimentos, pedir a paz.
Dom Alexandre de Bucy convidou-nos a confiar ao coração materno de Maria os tempos conturbados que atravessamos, especialmente os países atingidos pela guerra. Onde os homens têm dificuldade em construir a paz, a oração permanece uma força humilde, mas real. Ela não foge do mundo: apresenta-o a Deus.
Maria, sinal de vitória e de esperança
A Sagrada Escritura oferece-nos uma imagem forte deste combate espiritual. No Apocalipse, São João contempla este sinal misterioso: «Apareceu no céu um grande sinal: uma Mulher vestida de sol, com a lua debaixo dos pés e uma coroa de doze estrelas na cabeça.» (Ap 12, 1)
A Tradição cristã vê nesta Mulher uma imagem da Igreja, mas também uma figura de Maria, Mãe do Salvador. Diante do dragão, símbolo do mal e do adversário, a Mulher permanece de pé na luz de Deus. Ela não é a fonte da paz por si mesma: recebe-a de Deus e leva-a ao mundo ao dar à luz Cristo.
Porque Cristo é a nossa paz. São Paulo diz claramente: «Ele é a nossa paz» (Ef 2, 14). Maria trouxe em si Aquele que reconcilia o homem com Deus, Aquele que destrói o muro do ódio, Aquele que vem quebrar a lógica do pecado e abrir à humanidade um caminho de salvação.
Assim, contemplar Nossa Senhora de Fátima não é ficar apenas numa devoção exterior. É escutar um apelo profundo: deixar que Maria nos conduza a Cristo, para que a paz prometida por Deus comece, antes de tudo, nos nossos corações.
Uma procissão como uma despedida filial
No final da missa, a imagem de Nossa Senhora de Fátima foi levada em procissão em redor da igreja. Este momento foi particularmente comovente. Em recolhimento, os fiéis acompanharam Maria, confiando-lhe as suas orações, as suas famílias, as suas preocupações e as suas esperanças.
O gesto das pétalas de rosas lançadas à sua passagem deu a esta procissão uma grande delicadeza. Dizia, com simplicidade, o afeto filial do povo cristão para com a Mãe de Deus. Foi como uma despedida dirigida a Maria; não como um afastamento, mas como uma forma de lhe dizer: fica connosco, guarda-nos na fé, conduz-nos ao teu Filho.
Um sinal de unidade para Marcellus
Esta missa foi também um belo sinal da amizade franco-portuguesa em torno de Nossa Senhora de Fátima. Em Marcellus, a fé recebida e transmitida pela comunidade portuguesa enriquece a vida paroquial. Recorda-nos que a Igreja Católica é universal: reúne os povos, as línguas e as histórias numa mesma fé apostólica.
Ao honrar Nossa Senhora de Fátima, a nossa paróquia deu graças por esta presença materna de Maria na vida da Igreja. Ela recorda-nos que a vitória de Deus nem sempre se manifesta no ruído ou no poder, mas na fidelidade dos pequenos, na oração dos humildes, na conversão dos corações.
Não tenhamos medo. Tenhamos confiança no plano de Deus. Onde a semente do mal é arrancada, a paz pode germinar. E onde Maria é acolhida como Mãe, ela não deixa de conduzir os seus filhos para Cristo, Príncipe da Paz.

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