
Dimanche 6 juillet, la rive gauche de la Garonne s’est transformée en église à ciel ouvert : près d’une centaine de fidèles se sont rassemblés autour de Monseigneur Alexandre de Bucy, évêque d’Agen, pour la traditionnelle bénédiction des bateaux. Abritée par un platane centenaire, la célébration a uni la beauté sauvage du fleuve à la prière de toute une communauté.
Un cadre unique, un souffle fraternel
À l’ombre généreuse du vieux platane, l’autel dressé sur l’herbe faisait face aux embarcations amarrées. Les chants portés par l’assemblée ont traversé le courant jusqu’à la rive droite ; on raconte que même les promeneurs de l’autre côté du fleuve se sont arrêtés pour écouter. Dans son homélie, Mgr de Bucy a salué « la fécondité missionnaire d’une Église qui ose sortir de ses murs », invitant chacun à « laisser le Christ guider la barque de sa vie ».

Une bénédiction pour ceux qui vivent du fleuve
Au terme de la messe, évêque et prêtres ont rejoint les bateaux des pêcheurs et sauveteurs locaux pour les asperger d’eau bénite : geste de protection pour ceux qui travaillent ou se divertissent sur les eaux parfois capricieuses de la Garonne. Les rameurs en tenue rouge-et-noire, fiers héritiers des traditions fluviales, ont formé une véritable haie d’honneur.

Sauver l’église Saint-Léger : l’autre traversée
Si cette célébration hors les murs souligne la vitalité de la paroisse, elle rappelle aussi l’urgence de préserver son cœur spirituel : l’église Saint-Léger, dont les fondations s’enfoncent progressivement dans un sol instable. Un vaste chantier de consolidation et de réfection de la toiture est en cours. La Communauté a déjà beaucoup donné, mais il reste un cap à franchir ; une cagnotte en ligne portée par la Fondation du Patrimoine reste ouverte :
https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/eglise-saint-leger-a-couthures-sur-garonne/79264

Conclusion
Portés par le vent, les chants et les prières de ce dimanche d’été ont rappelé que la Garonne n’est pas qu’un cours d’eau : elle est la voie vivante d’une communion entre Dieu, la nature et les hommes. Un immense merci à Jacqueline Beguerie, sans qui cette célébration n’aurait pas pu se tenir, ainsi qu’Isabelle, dont les photos inspirantes et l’organisation discrète ont largement contribué à la beauté et à la fluidité de cette célébration. Merci aux bénévoles, musiciens, rameurs et équipes techniques qui ont fait de cette messe un moment de grâce. Que l’élan fraternel de la bénédiction des bateaux continue de faire avancer, d’un même cœur, nos barques et notre église vers un avenir solide et rayonnant !

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