Temps de lecture :

4–5 minutes

La Résurrection du Christ est-elle un fait historique ou une simple croyance ? Le Père Paul-Adrien nous invite à redécouvrir la force de ce mystère à travers sept arguments solides, qui interpellent la foi autant que la raison.


1. Une légende impossible à inventer

Certains sceptiques affirment que les récits de la résurrection de Jésus sont des fictions élaborées au fil des siècles. Pourtant, les témoignages que nous possédons sont extrêmement proches des événements eux-mêmes. Les Évangiles, rédigés quelques décennies après la mort du Christ, reposent sur des traditions orales très anciennes. Saint Paul, dans ses lettres, mentionne déjà des apparitions du Ressuscité — dont celle à plus de 500 frères à la fois — moins de 20 ans après la crucifixion (1 Co 15, 3-8). Ce n’est donc pas le fruit d’un mythe lentement construit, mais une annonce fulgurante, transmise dès l’origine par les témoins directs.


2. Une unanimité humaine statistiquement improbable

Imaginez douze hommes décidant d’inventer ensemble une histoire aussi invraisemblable que celle d’un crucifié revenu à la vie. Combien de temps avant que l’un d’eux change d’avis ? Dans l’histoire, tout complot finit par être trahi. Or ici, aucun apôtre n’a démenti le message de la résurrection, pas même sous la torture ou la menace de mort. Même dans les régimes totalitaires les plus sévères, il y a eu des dissidents célèbres : Trotsky, Bakounine… Pourquoi n’en aurait-il pas été de même parmi les apôtres ? À moins que leur message ne soit pas un mensonge, mais un témoignage fidèle.


3. Un chef inapte à tout complot : Pierre

Tout “complot” requiert un stratège de génie. Or, le seul “chef” visible des apôtres, c’est Pierre… celui qui a renié Jésus publiquement trois fois la veille de sa mort. Humainement, Pierre est instable, impulsif, et profondément bouleversé par les événements. Il ne semble ni charismatique, ni capable de motiver un groupe dispersé et effrayé. Pourtant, c’est ce même Pierre qui se lève et annonce la résurrection avec assurance à la Pentecôte (Ac 2). Une telle transformation ne peut s’expliquer que par un événement radical et bouleversant : la rencontre avec le Ressuscité.


4. Une bande de lâches métamorphosés

Les apôtres n’étaient pas des héros : ils ont fui lors de l’arrestation de Jésus, certains sont partis dans la panique, d’autres se sont cachés par peur des autorités. L’Évangile n’enjolive rien : il montre des hommes faibles, peureux, désorientés. Après la mort de leur maître, ils se terrent, perdent tout espoir. Pourtant, quelques semaines plus tard, ces mêmes hommes proclament publiquement la résurrection en plein Jérusalem. Que s’est-il passé ? Une hallucination collective ? Mais ils sont nombreux, lucides, éveillés… Seule l’expérience réelle du Christ vivant peut justifier une telle conversion intérieure et audace nouvelle.


5. Aucun bénéfice personnel, tout à perdre

Dans l’histoire, ceux qui mentent le font souvent pour l’argent, le pouvoir ou la reconnaissance. Mais les apôtres, eux, ont tout perdu : famille, sécurité, réputation. Ils ont vécu la persécution, la pauvreté, l’exil, et pour la plupart, le martyre. Pourquoi auraient-ils persisté dans un mensonge qui ne leur a rien rapporté, sinon la souffrance ? Qui accepte de mourir pour une invention ? Leur fidélité, jusqu’au bout, est un signe de la vérité de ce qu’ils annoncent : le Christ est vraiment ressuscité.


6. Une tombe gardée par les Romains

Les Romains n’étaient pas naïfs. Devant les rumeurs, ils avaient placé une garde armée devant le tombeau, avec des scellés officiels. Toucher à ce tombeau, c’était risquer la mort. Or, malgré cela, le tombeau est retrouvé vide, et aucune enquête romaine sérieuse ne permet d’accuser les disciples. Mieux encore : ces derniers prêchent ouvertement à Jérusalem, sans être inquiétés immédiatement. Une telle situation est incompréhensible si les disciples avaient réellement profané une tombe romaine. Tout indique qu’il n’y avait plus de corps à montrer.


7. Une stratégie de communication absurde

Si les apôtres avaient voulu inventer une nouvelle religion, ils auraient choisi un message plus “vendeur”. Proclamer que Dieu a ressuscité un crucifié — alors que la croix était un signe de malédiction pour les Juifs et une absurdité pour les Grecs — n’a rien de stratégique. C’est même un contresens culturel ! Leur message était voué à l’échec, sauf s’il était vrai. Et pourtant, en trois siècles, le christianisme devient religion officielle de l’Empire romain. L’expansion de cette foi, contre toute logique humaine, est elle-même un signe que quelque chose de divin était à l’œuvre.


Conclusion : un mystère qui traverse les siècles

Aucune de ces preuves n’est une démonstration scientifique. Mais ensemble, elles posent une question sérieuse à l’histoire : comment expliquer l’essor du christianisme si Jésus n’est pas ressuscité ? La foi chrétienne ne repose pas sur une idée séduisante, mais sur un événement : le tombeau vide, et des témoins transformés. Ce mystère nous est transmis non comme une légende, mais comme une invitation à croire, à espérer, à vivre.

« Et pourtant, trois siècles après, l’Empire romain devenait chrétien… » conclut le Père Paul-Adrien.
Et si, aujourd’hui encore, la Résurrection était l’espérance qui change tout ?


Cet article s’inspire de la vidéo du Père Paul-Adrien d’Hardemare intitulée « 7 preuves que le Christ est ressuscité », disponible sur sa chaîne YouTube.


En savoir plus sur Paroisse Saint-Vincent de Garonne

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

One response to “7 preuves que le Christ est vraiment ressuscité”

  1. Avatar de jeannot47@ardoiz.fr
    jeannot47@ardoiz.fr

    Je viens de lire les 7 preuves que Jésus fut ressuscité, très bonnes informations 🙏🙏🙏🙏

    Aimé par 1 personne