
Le monde que Dieu a créé est beau et bon. Pourtant, nous faisons quotidiennement l’expérience du mal, sous ses formes naturelles et morales. Catastrophes, souffrances, injustices : tout semble contredire cette bonté originelle. Ce paradoxe nous renvoie à une question fondamentale : Pourquoi le mal existe-t-il ?
Comprendre le mal à la lumière de la foi
La Bible distingue deux formes de mal :
- Le mal naturel – tremblements de terre, maladies, catastrophes – qui découle des lois mêmes de la création, encore en chemin vers son accomplissement.
- Le mal moral – guerres, injustices, violences – qui trouve son origine dans le cœur humain et sa capacité à choisir librement entre le bien et le mal.
Dès le récit d’Adam et Ève, la Bible nous enseigne que le mal moral est né d’une rupture avec Dieu, d’un acte de désobéissance qui a bouleversé l’équilibre initial de l’humanité. Nous sommes ainsi héritiers d’un monde marqué par cette blessure originelle, où le mal nous attire souvent plus facilement que le bien.
La Croix du Christ : le sommet du combat contre le mal
Ce mystère du mal trouve son point culminant au Calvaire. Aujourd’hui, Vendredi saint, nous faisons mémoire du moment où Jésus, le Fils de Dieu, a affronté le mal dans toute son intensité. Trahi, abandonné, torturé, il a porté sur la croix le poids de nos fautes et de nos souffrances.
Mais, en acceptant librement cette épreuve, en ne répondant pas à la violence par la violence, il a transformé le mal en chemin de rédemption. La croix devient ainsi l’arme du pardon, la clé du salut, car elle nous montre que l’amour de Dieu est plus fort que le péché et la mort.
Le Carême : un temps pour choisir la lumière
Le Carême nous prépare à la Pâque en nous appelant à renoncer au mal et à nous tourner vers la lumière du Christ. Par la prière, le jeûne et le partage, nous combattons en nous cette attirance vers le mal qui marque notre humanité.
Aujourd’hui, en contemplant Jésus en croix, posons-nous cette question : Face au mal, quelle est ma réponse ? Choisirais-je la rancune ou le pardon ? L’égoïsme ou la générosité ? Le Christ nous invite à une vraie conversion, non par la peur, mais par amour.
Ce Vendredi, prenons le temps de méditer sur la croix, non comme un symbole de souffrance, mais comme un signe d’espérance : là où le mal semblait triompher, Dieu a ouvert un chemin de vie. Le dernier mot n’appartient pas aux ténèbres, mais à la lumière de la Résurrection.
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